Investissement immobilier expatrié

Investissement immobilier expatrié : Les questions-clés à se poser

Pour les expatriés l’investissement immobilier pose la question du choix du pays dans lequel investir. En effet, beaucoup de destinations appréciées des expatriés se caractérisent par un marché immobilier où les prix sont particulièrement élevés du fait de la forte demande. L’investissement immobilier expatrié est essentiel pour optimiser son patrimoine.

Face à cette complication, beaucoup d’expatriés choisissent d’investir dans l’immobilier français. Quel que soit votre choix, découvrons quelles sont les meilleures options pour l’investissement immobilier expatrié. 

Un marché immobilier local souvent difficile d’accès

Les expatriés recherchent souvent une destination offrant de meilleures conditions pour développer leur projet professionnel. Ces meilleures conditions se traduisent généralement par une fiscalité plus avantageuse, moins de frais, des démarches administratives plus simples…

Cependant, plus une destination est attractive et plus elle attire d’expatriés venant du monde entier. Il en résulte une hausse de la demande immobilière se traduisant par une hausse des prix de l’immobilier. Cette conséquence logique rend parfois l’accès à l’investissement immobilier très difficile. 

Prenons l’exemple d’une ville comme Hong Kong où le prix au m2 dépasse les 13000€ ce qui en fait l’une des villes les plus chères au monde. Imaginez, si vous désirez acquérir un 30m2 il faut en moyenne débourser plus de 390000€. 

De plus, dans certains pays, pour pouvoir devenir propriétaire il faut parfois effectuer certaines démarches administratives contraignantes.

La France : une alternative pour l’investissement immobilier expatrié

Face à la difficulté d’investir dans l’immobilier local, la solution la plus évidente pour beaucoup d’expatriés est d’investir sur le marché immobilier français. 

En effet, la France présente plusieurs avantages :

  • Une attache naturelle avec notre pays d’origine
  • Un marché immobilier qu’on connait assez bien
  • Négociations en français
  • La possibilité de confier certains éléments de gestion et d’entretien du bien à un proche
  • L’accès aux prêts immobiliers des banques françaises aux mêmes conditions que les résidents français
  • Pied-à-terre lorsqu’on séjourne en France
  • Logement qui nous attend si un jour on désire retourner définitivement en France
  • Marché immobilier dynamique
  • Offre diversifiée
  • Prix diversifiés

Quel type d’investissement immobilier privilégier en tant qu’expatrié ?

Pour un expatrié l’investissement locatif est une évidence, sauf s’il est la recherche de sa propre résidence principale.

Grâce à l’investissement locatif, l’expatrié va percevoir des revenus fonciers sous la forme d’un loyer mensuel.

Location meublée ou vide ?

La location meublée est plus intéressante, car plus rentable. Cette meilleure rentabilité s’explique par un loyer plus élevé, mais également par une fiscalité plus intéressante.

Toutefois la location meublée implique que le logement soit équipé de certains éléments :

  • Table et chaises
  • Ustensiles de cuisine et vaisselle
  • Réfrigérateur + compartiment congélation
  • Literie
  • Plaques de cuisson
  • Four ou micro-ondes
  • Meubles de rangement
  • Luminaires
  • Équipement pour l’entretien ménager

Quand on est expatrié, le temps peut manquer pour meubler le bien immobilier. Auquel cas, la location vide est une solution plus accessible.

Investissement immobilier expatrié

Neuf ou ancien ?

Là aussi, pour des raisons de temps, l’immobilier neuf ou très récent est nettement plus intéressant quand on est expatrié. 

L’immobilier ancien est plus abordable, mais s’il n’a pas été rénové, les travaux exigent un suivi difficile à combler quand on vit à l‘étranger. Néanmoins, rien ne vous empêche de faire appel à un proche de confiance pour suivre les travaux.

Investissement immobilier expatrié : Pensez à l’investissement locatif en colocation

Il est souvent plus intéressant d’acheter un peu plus grand pour créer une colocation que de louer à une seule personne. 

En effet, l’investissement locatif en colocation a l’avantage d’être plus rentable. Cumulés, les loyers des différents colocataires sont supérieurs à un loyer d’un unique locataire.

De plus, dans une colocation le renouvellement des locataires est relativement naturel et immédiat. Lorsqu’un de leurs colocataires quitte le logement, les autres sont encouragés à trouver rapidement un remplaçant, surtout pour éviter que le montant individuel des charges partagées n’augmente. 

En tant que propriétaire il est d’ailleurs recommandé de mettre en place une clause de solidarité. Ainsi, si un colocataire quitte le logement, il s’engage à payer le loyer pendant 6 mois, tant qu’un nouveau colocataire ne l’a pas remplacé.

Peut-on profiter des aides à l’investissement locatif en tant qu’expatrié ?

En France, lorsque vous investissez dans l’immobilier locatif, vous pouvez profiter de certaines aides et de certains dispositifs. Grâce à eux vous pouvez réduire l’imposition sur vos revenus fonciers.

La principale aide réside dans la loi Pinel. Elle accorde une réduction d’impôt pouvant atteindre 21% en contrepartie d’un engagement à louer le bien pendant au moins 6 ans. 

On pense également à la loi Denormandie qui permet d’atteindre le même niveau de réduction, mais qui s’adresse aux logements anciens ayant été rénovés.

La loi Censi Bouvard permet quant à elle d’obtenir une réduction d’impôt de 11%. Par contre il doit s’agir d’un établissement social, d’un établissement de soins, ou d’un logement avec services.

Pour bénéficier de l’un ou l’autre de ces dispositifs, le bien, le propriétaire et le locataire doivent répondre à des conditions plutôt accessibles. 

Par contre, pour les expatriés, se pose le problème de la résidence fiscale. En effet, ces aides sont accessibles uniquement aux personnes résidant fiscalement en France. Il est possible qu’en tant qu’expatrié votre résidence fiscale soit toujours située en France, et notamment si vous êtes expatrié le temps d’une mission pour une entreprise. Si ce n’est pas le cas, vous ne pouvez pas profiter de ces réductions fiscales.